Un nouveau site, plus pratique, plus responsable.

5 févr. 2020, Visionpar Diane Fastrez

Agricool, c’est des fruits et légumes frais, sans pesticides et cultivés en ville, à moins de 15km de leur lieu de consommation.

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Un nouveau site. Plus pratique, plus responsable.

Depuis les débuts de l’aventure Agricool, nous travaillons à la construction d’un nouveau système alimentaire, plus sain pour nous tous comme pour notre planète. Cette vision, il nous semblait important  de l’incarner à tous les niveaux. Dans nos projets, nos actions. Et justement, il y a un sujet qui méritait d’être entièrement repensé : notre site internet. C’est chose faite. De A à Z. Voilà un site plus épuré, plus clair, plus éco-conçu. On vous explique tout.

L’impact du numérique sur la planète

En repensant notre site, nous avons découvert un sujet qui nous était alors encore peu connu : l’éco-conception web. En d’autres mots, comment construire un site plus performant qui respecte la planète. Et oui, internet s’y met aussi. Et c’est une excellente nouvelle. Aujourd’hui, le numérique (datacenter, câbles, réseaux de télécommunications, etc...) représente à lui seul environ 3,4% des émissions de gaz à effet de serre. C’est autant que le secteur de l’aviation. Les sites internet eux-même ont un impact considérable sur la planète. Plus de vidéos, plus de contenus haute définition, plus de contenus dynamiques… L’exemple type ? Netflix. La plateforme consomme pas moins de 15% de la bande passante mondiale.

 «On se comporte avec le numérique comme avec le plastique il y a vingt ans, sans se poser de questions.» Inès Leonarduzzi, CEO de Digital for the planet.

Les sites internet sont de plus en plus gourmands en énergie. Trop ? C’est ce que soulignent de nombreux experts (chercheurs, responsables d’entreprises, associations, organisations publiques, etc…). Le numérique a beau être virtuel, la pollution qu’il génère est bien réelle. Heureusement, une nouvelle dynamique est en train d’émerger, une nouvelle manière de consommer le digital, celle de l’internet low-tech. Il s’agit de concevoir internet de façon plus raisonnée. Regardons plus en détail le bilan de l’impact actuel du numérique sur la planète.

10 chiffres qui nous ont marqué

Aujourd’hui, si le secteur manque de recul pour fournir des outils complets et pertinents sur le sujet, de nombreux acteurs commencent à se mobiliser. Collectifs, organismes, médias. On note même la création de la première ONG entièrement consacrée à la pollution digitale : « Digital for the Planet ». Les choses bougent, mais le chemin est encore long. Voici quelques chiffres qui nous ont marqué :

  • La consommation d’énergie du numérique est aujourd’hui en hausse de 9 % par an [source].
  • Les data centers représentent près de 10% de la totalité de l’électricité consommée en France [source]
  • Chaque année, un internaute consomme avec son usage du numérique à lui seul l’équivalent de 203 kgs de gaz à effet de serre, soit l’équivalent d’un trajet de 1000 kms en voiture. [source
  • Un site Web produit en moyenne 6,8 grammes de CO2 par page vue.  C’est peu ? Oui, mais cela s’additionne rapidement. Un site Web moyen avec 10 000 pages vues par mois produirait 816 kg de CO2 par an. C’est plus que les émissions produites par un vol de Londres à Tokyo. [source]
  • La taille moyenne d’une page Web aujourd’hui est quatre fois plus grande qu’en 2010 [source]
  • Un mail avec une pièce jointe de 100 Mo consomme autant d’énergie qu’une ampoule restée allumée pendant une heure. [source
  • En 2017, 269 milliards de mails ont été envoyés. [source

Petite anecdote 🔍

Le site Web le plus efficace et éco conçu aujourd’hui est Musk Foundation, la fondation à but non lucratif d’Elon et Kimbal Musk. Ses émissions sont de seulement 0,009 gramme de CO2 par page vue. Infime. Si il n’est absolument pas pensé pour ses visiteurs, il a le mérite de souligner à quel point une page web peut être efficace.

Le bilan de notre ancien site

L’analyse de l’éco conception d’un site internet est encore assez complexe aujourd’hui. S’il n’existe pas de consensus sur un label précis, on commence à avoir une idée assez claire de l’ensemble des paramètres à prendre en compte (poids de la page, vitesse de chargement, nombre de requêtes, nombre de balises, etc…). De nombreuses plateformes permettent d’analyser l’impact de son site internet (EcoIndex, GTmetrix, WebPageTest, EcoMeter, TheGreenWebFoundation, UnusedCSS). 

De notre côté nous avons choisis de nous fier à l’indicateur de la plateforme Carbonalyser de The Shift Project. En effet, l’analyse proposée est celle qui nous paraissait la plus complète et adaptée à l’objectif que l’on s’était fixé : avoir un site le plus responsable possible. Et soyons franc, les résultats de notre ancien site ne sont pas fameux. Pour une visite sur notre ancienne page d'accueil, voici l'impact écologique associé :

  • 1 minute pour le chargement complet de la page
  • 40 Mb de datas téléchargées
  • 0,1 kWh d'électricité consommée ou l'équivalent de 5g de CO2 émis
  • Ces émissions de CO2 équivalent à l'impact d'une voiture qui roule 0,023kms

Cette analyse nous a permis d’identifier la marge de manoeuvre que nous avions et de savoir quels étaient nos points d’amélioration. Plus concrètement, nous avons essayé de trouver un juste équilibre  entre expérience utilisateur et impact environnemental. 

Vers un site plus éco conçu

Voici une liste (non exhaustive) des 5 éléments que nous avons ajusté : 

  • Réduire le nombre d’images ainsi que le poids de celles-ci: Sur l’ancien site, seulement 2 pages comptabilisaient plus de 61 photos. Sur le nouveau, pour le même contenu nous n'avons plus qu'une page et 6 images. Plus minimaliste donc. Résultat, un temps de chargement plus rapide, un usage plus pratique.
  • Réduire les contenus lourds: Sur l’ancien site, nous avions une vidéo de présentation d’1 minute 30 et de plus de 34 MB. Elle faisait par ailleurs doublon puisqu’elle était déjà visible sur nos réseaux sociaux. Nous l’avons donc enlevé. 
  • Réduire le nombre de styles au minimum: Pour ce nouveau site, nous avons fait le choix de n’avoir qu’une seule police et 4 styles (contre 7 sur l’ancien). 
  • Un design plus aéré: Nous avons fait le choix d’avoir un site plus épuré. Moins de textes, des titres plus courts, plus aucune illustrations (contre 33 sur l’ancien site). Cela permet de faciliter la lisibilité du contenu, d’accélérer le chargement, tout en restant en cohérence avec notre charte graphique.

Bref, nous avons essayé de faire mieux, avec moins. Il y a certains points sur lesquels nous n’avons pas encore trouvé de compromis idéal. Sur la page magasin, afin de faciliter la recherche,  nous avons intégré une carte dynamique. Cette solution est pratique, mais n’est pas idéale en terme d’éco conception. Nous verrons à l’avenir si nous pouvons l’améliorer. Quoi qu'il en soit, nous venons d'analyser les premiers résultats, et ils sont déjà très encourageants. Pour une visite sur notre page d'accueil, voici l'impact écologique associé :

  • Chargement complet quasi-instantané (contre une minute avant)
  • 4 Mb de datas téléchargées (contre 40 Mb avant)
  • 0,001 kWh d'électricité consommée (0,1 kWh avant) ou l'équivalent de 1g de CO2 émis (5g avant)
  • Ces émissions de CO2 équivalent à l'impact d'une voiture qui roule 0,005 kms (contre 0,023kms avant)

Les prochaines étapes ?

On espère que ce nouveau site répondra davantage à vos attentes, tout en vous faisant la preuve de nos engagements pour un numérique plus responsable. Et maintenant, on vous laisse le soin de le découvrir plus en détail. Par ailleurs, si le sujet de l’éco-conception numérique vous intéresse, voici un lien pour en découvrir davantage : “Pour une sobriété numérique” de The Shift Project.

Des questions ?

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